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A partir de 1990, la démocratisation des institutions politiques africaines a vu apparaître de nouveaux acteurs qui ont su, mieux que les politiciens professionnels, poser les vrais problèmes de société. Lors des conférences nationales du Bénin, de Madagascar, du Congo, du Mali, de l’ex-Zaïre et ailleurs, la société civile s’est partout affirmée comme une force agissante, soucieuse de défendre le droit des citoyens à la prospérité.

 

Les associations, les églises, les communautés villageoises, les fédérations d’entreprise, les syndicats et les organisations non gouvernementales soutenus par une base attentive ont proposé des solutions novatrices. Forts de la médiatisation des débats et de l’engouement populaire, des hommes et des femmes déterminés se sont opposés partout aux vieilles habitudes politiciennes.

 

Dans chaque pays d’Afrique, une véritable société civile joue actuellement un rôle de premier plan. De nombreuses associations dynamiques compensent les carences des Etats à travers une action de proximité. 

 

Si la vie associative ne bénéficie pas de la représentativité accordée par le suffrage universel, il demeure que la société civile est partout le moteur des processus de démocratisation et de l’intégration politique, économique régionale et continentale.

 

Malgré leur dynamisme et leur volonté de prendre le développement à leur compte, les sociétés civiles africaines sont confrontées au manque d’engagement des partenaires occidentaux ou à un paternalisme qui ne prend pas assez en compte les capacités des nouveaux acteurs.

 

Les partenaires du Nord qui assurent une grande part du financement des associations pratiquent un dialogue à sens unique qui ne tient pas souvent compte des réalités locales et des spécificités régionales.

 

Eurafrica préconise d’apporter aux sociétés civiles africaines toute l’aide matérielle et structurelle nécessaire pour leur donner l’opportunité de se faire entendre. En favorisant la formation et l’accès aux nouvelles technologies de l’information on donnera aux associations le moyen de faire connaître des actions silencieuses qui pourraient être profitable à l’Europe tant sur les plans culturel qu’économique et financier.

 

Les promoteurs soulignent la nécessité d’identifier toutes les énergies et soutiennent le projet d’un centre ressources basé à Bruxelles. Grâce aux moyens de communication modernes cette structure pourra favoriser la mobilisation et la créativité des réseaux eurafricains, notamment auprès des institutions européennes et des investisseurs.